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vendredi 23 novembre 2007

Musique - Daft Punk

Bon, évidemment, je ne devrais pas être là, flânant nonchalamment sur l'espace virtuel tandis que j'ai mille travaux à finir (ou commencer, c'est ça le problème...). Mais bon, j'aime tellement le challenge :)

Lecteur, il est temps que je te parle un peu plus de ma drogue ultime, la musique. L'émotion auditive. Le voyage par l'ouïe. Comme ces derniers temps, je passe plus de temps à 30 centimètres de mon écran que de mon oreiller, il est tout à fait indispensable de pouvoir tenir et, le coca-cola étant relativement cher et peu conseiller pour le régime alimentaire d'un étudiant, il me FAUT mon opium personnel.

S'ouvre alors la nouvelle chronique (foule en délire, roulement de tambour) ; la Musique. Ouverture énergique avec, en plein dans l'actualité 2007, la sortie du dernier album des Daft Punk ; Alive 2007. Enregistré le 14 juin à Bercy, ce "live" fut consacré comme l'un des meilleurs de l'année en question, tous styles confondus (source: Europe 2). Un peu moins d'une heure et quart de folie électronique, où le public devient hystérique à chaque fois qu'un nouvel instru fait immersion dans le mix surhumain. De quoi te promettre des frissons lorsqu'un cri multiplié par quelques milliers de voix déchire l'air devant la scène. (pok dans les oreilles, sennheiser en prend un coup à chaque bass)

Qui aime l'électro ne se lassera pas de Alive 2007, consécration de leurs albums en milieu humain. Buy it play it hear it share it...

mardi 13 novembre 2007

Cinéma - Chrysalis

Chrysalis n'est pas un chef-d’œuvre, c'est un constat évident qui s'installe après quelques minutes seulement. L’intrigue se déroule sans trop de surprises, mêlant terrorisme à la mode (version bulgare, pour la note originale. Ils devraient poser des droits sur le terrorisme...), flic bouleversé par la mort de sa collègue et, accessoirement, femme, ainsi qu'une bleusaille niaise à la voix nasillarde (insupportable aussi).


Pourtant, le film m'a séduit. Bien que son scénario soit du niveau de celui d'une de nos fameuses séries françaises, Chyrsalis est servi par un Dupontel aigri et torturé, qui semble naturellement violent. Violent physiquement, les combats du long métrage sont prenants, placés efficacement et de façon entendue, exposant un Bernie qui a pris quelques kilos de muscles... Le rythme est soutenu, la chorégraphie est crédible et, hormis quelques scènes (flous trop longs par exemple), la réalisation est bonne. La violence s’exprime aussi dans le peu de répliques de l’acteur principal (On notera quelques piques assassines pour sa nouvelle collègue, qui, forte de son ânerie à peine feinte, les mérite largement).

Ce film de science-fiction prend place dans un futur stéréotypé, plaçant l’action dans un univers de verre, de métal et de plastiques monochromes. L’image haute gamme qui en ressort mériterait un scénario plus imposant, plus décalé, pourtant, on se laisse facilement emporter dans ce film facile.

En résumé, on se retrouve avec une vitrine d’effets spéciaux, de design et de graphisme hauts de gammes, nourris par un trop pauvre scénario, pourtant servi par un Dupontel inquiétant et authentique.

(Prenez soin de noter l'horrible effet plastoc sur la typo, ma-gni-fique.)


jeudi 1 novembre 2007

Cinéma - The Assassination of Jesse James by the coward Robert Ford

A l'instar du titre, c'est long. Plus de deux heures et demi. Du coup, c'est "longuement beau".

D'un côté, un Brad pitt dément dans son rôle de Jesse James, à mi-chemin entre le paranoïaque névrosé, le bandit sanguinaire et le trentenaire perdu dans une spirale qu'il ne comprend qu'à peine... De l'autre côté, Robert Ford incarné par Casey Affleck (qu'on retrouve avec une moustache dans la trilogie d'Ocean's =D). Mais ici, Casez n'est pas bon, il est monstrueux. Son jeu tangue entre le gosse avide de reconnaissance, jalousant et vénérant le grand Jesse et le manipulateur génial qui prépare son ascension, coûte que coûte.

Le film est rythmé par deux histoires. Les deux protagonistes se croisent, se suivent, se rejettent, se retrouvent et ce véritable ballet est imagé par de nombreux plans, plus magnifiques les uns que les autres. L'histoire évolue et la manière dont le récit est conté, la façon dont les images sont choisies, évoluent avec elle. Ainsi, on commence assez classiquement, avec un assaut en règle et, peu à peu, tout devient plus psychologique, plus humain… Les six-coups laissent tantôt leurs places aux accès de violence imprévisibles de Jesse, tantôt aux remarques acides de Ford. Et on se prend à aimer l’un et à plaindre l’autre, puis les rôles changent. Nos perceptions aussi. Le plaisir reste à son comble.

Brad Pitt montre ici un autre de ses visages. Quelque chose d'infiniment triste et beau.

Visuellement, on remarque un flou constant sur les bords de l'image, renforçant l’impression du vieux film, du vieux cliché… N’est-ce pas aussi un moyen de rappeler que Jesse James est un personnage dont la véritable vie reste et restera couverte de doutes, de mystères et d’intrigues ? Au-delà de cet effet, la réalisation appuie le trouble de Jesse. Des plans sombres, presque torturés, viennent renforcer cette impression de folie douce dans le visage du cowboy.

Hey lecteur, c'est un film à ne pas manquer.